Le mot du jour

пожима́ть/ пожа́ть ру́куVerbes inperfectif/ perfectif
serrer la main

Exemple:
Я хочу́ пожа́ть ру́ку президе́нту.

Je veux avoir serré la main du Président.
pleurs

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CINECLUB JANVIER 2018

OCTOBR EISENSTEINLe mercredi 31 janvier à 19h au CAP de Pont de Beraud                 

   

Nous vous proposons de revoir "Octobre" ,  dix jours qui ébranlèrent le monde, le film de Sergueï Eisenstein et Grigori Aleksandrov sorti en 1927

 

/////La révolution d'Octobre marque la seconde phase de la Révolution russe de 1917, après la révolution de février. Son point d'orgue est l'insurrection du 24-25 octobre (n.s. 6-7 novembre). Appuyé sur les soviets, le parti bolchévik de Lénine et Trotsky réussit à donner une direction politique de classe qui mène en Octobre à la première vraie révolution prolétarienne, ////

Comme d'habitude, la projection sera suivie d'un moment de partage de nos impressions sur ce film et de nos zakuskis

Octobre est une commande du parti bolchevique pour célébrer le dixième anniversaire de la révolution de 1917 et est considéré comme un « classique » du cinéma

de propagande soviétique

À l'origine muet, il fut sonorisé en 1967 sur une musique de Dmitri Chostakovitch.

Le réalisateur avait engagé des acteurs non professionnels pour donner à son film une apparence de vérité historique. Eisenstein avait lui-même recruté les acteurs dans les bars de Léningrad. Ainsi, c'est un ouvrier qui joua le rôle de Lénine. Par ailleurs, des moyens importants furent mobilisés pour la réalisation : le matériel militaire que l'on voit dans le film fut prêté par l'Armée rouge et certains quartiers de Léningrad furent plongés dans le noir pour permettre à l'équipe de tournage d'avoir une tension électrique suffisante pour l'éclairage.

Dans ce film, Eisenstein met en place le montage d'attraction, qu'il a théorisé lui-même et qui consiste à créer du sens en liant par le montage des images. 

C'est un film plein de bruit et de fureur. Muet, mais assourdissant. Par l'alternance de gros plans et de vues d'ensemble, d'images fixes et de mouvements de foule, de plongées et de contre-plongées, Eisenstein suscite le chaos. 

Ce montage symbolique entrechoque les images pour secouer le spectateur et créer du sens — les plans de mains qui applaudissent le soulèvement populaire entrecoupés d'horloges indiquant l'heure dans différents pays donnent l'illusion d'une euphorie mondiale.  .

Dès 1919, Lénine a compris l'importance du cinéma comme moyen de propagande — devant, donc, être surveillé de près. Eisenstein, qui était alors le cinéaste officiel du parti, fait ainsi de Lénine le chef d'orchestre de la révolution, toujours en action, et de Trotski, associé à un ange une harpe à la main, un faible, naïf et ridicule. Mais Eisenstein, emporté par ses convictions artistiques, va aller trop loin : son formalisme pur se heurte vite aux directives staliniennes, hostiles à l'art pour l'art. Il tournera encore un film en l'honneur des paysans,   mais devra attendre dix ans, après un exil en Amérique, pour tourner de nouveau dans son pays.    

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